Les salariés de plus de 54 ans et de moins de 60 ans au moment de la demande ont droit à ce rachat. Mais l'opération est d'une grande complexité.
Plutôt que d'ouvrir un plan d'épargne retraite ou un Perp, comme leur assureur les y invite, les cadres notamment sont en droit de se demander s'il ne serait pas plus opportun de racheter des trimestres non cotisés à leurs caisses de retraite, la Caisse nationale d'assurance vieillesse et les caisses complémentaires, l'Agirc et l'Arrco. Après tout, les cotisations en question sont déductibles des salaires. Et donc fiscalement avantageuses. Les salariés de plus de 54 ans et de moins de 60 ans au moment de la demande ont droit à ce rachat. En 2006, un décret ouvrira ce droit aux moins de 54 ans. Seulement, l'opération est d'une grande complexité et nécessite le recours à un organisme spécialisé dont les calculs nécessaires représentent le gagne-pain. C'est le cas de la société Optimaretraite, qui vient de réaliser un dossier circonstancié pour les lecteurs du magazine Capital. Un exemple, celui d'un cadre de 57 ans bien payé, soit 7 500 euros bruts par mois et qui rachète douze trimestres, soit un versement tout de même supérieur à 40 000 euros, qu'il peut d'ailleurs étaler dans le temps. Eh bien, ce rachat va majorer sa retraite de 7 700 euros par an, contre un peu moins de 6000 euros s'il avait complété sa retraite avec un Perp. Il n'y a pas photo.
Tous les profils de carrière ne donnent pas un résultat aussi favorable. Selon Optimaretraite, ont intérêt au rachat de cotisations les personnes qui ont déjà validé un nombre de trimestres proche du minimum requis pour obtenir le taux plein actuellement de 160 trimestres, les personnes qui ont beaucoup de points Agirc et les personnes qui pourraient bénéficier d'un départ avant soixante ans en rachetant justement des trimestres. Un tel rachat est en revanche à déconseiller lorsque l'on souhaite liquider ses droits à soixante-cinq ans ou si l'on a peu de points Agirc ou Arrco. Enfin, à ceux qui comptent partir après le 1er janvier 2008, il est conseillé d'attendre de voir si l'Agirc et l'Arrco reconduiront l'accord permettant actuellement de partir dès 60 ans avec une retraite complète. Car, au cas où cet accord ne serait pas renouvelé, ils auraient investi pour rien.
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